Disjoncteur qui déclenche sans se réarmer : guide pour diagnostiquer et réparer efficacement

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Un disjoncteur qui déclenche sans se réarmer, c’est souvent le premier signe visible d’un problème électrique bien plus profond : défaut d’isolement, humidité insidieuse, appareil en fin de vie ou installation vieillissante. Quand la lumière s’éteint, que le chauffe-eau lâche en plein hiver ou que la cuisine se retrouve sans courant, la gêne est immédiate, mais l’enjeu principal reste la sécurité : éviter l’échauffement des câbles, les départs de feu et les chocs électriques ⚡. Comprendre ce que “dit” le disjoncteur, apprendre à lire les symptômes et adopter une démarche méthodique permet de transformer une panne stressante en diagnostic structuré.

Dans de nombreuses maisons, l’installation électrique n’a pas suivi l’évolution des usages : équipements connectés, gros électroménager, chauffage performant, bornes de recharge… Résultat : certains circuits sont sollicités au-delà de ce pour quoi ils ont été pensés. Lorsqu’un disjoncteur refuse de se réenclencher, la tentation est grande de le forcer ou de “bricoler” un contournement. C’est exactement l’inverse qu’il faut faire. En prenant le temps d’identifier le circuit en défaut, en inspectant les prises, les luminaires et les zones humides, et en s’appuyant sur un professionnel quand cela s’impose, on protège la maison, ses occupants, et on prépare aussi l’avenir : rénovation globale, amélioration énergétique, ou simple envie de mieux habiter son logement.

Peu de temps devant vous ? Voilà ce qu’il faut retenir.
Identifier la cause principale : défaut d’isolement, humidité 💧, surcharge ou disjoncteur usé.
Procéder par élimination : rallumer les circuits un par un et observer précisément les symptômes 🔍.
Ne jamais forcer le réenclenchement : le disjoncteur protège la maison et les personnes 🛡️.
Prévenir les récidives : entretien, matériel conforme, bonne ventilation et protections adaptées ⚙️.

Disjoncteur qui déclenche sans se réarmer : comprendre ce que cela révèle vraiment

Quand un disjoncteur saute et refuse obstinément de se réenclencher, ce n’est jamais “pour rien”. Ce petit levier qui tombe joue le rôle de garde du corps électrique : il coupe le courant dès qu’il détecte un risque de surcharge, de court-circuit ou de fuite vers la terre. Autrement dit, si le mécanisme ne tient plus en position ON, c’est qu’un défaut persiste quelque part dans le circuit qu’il protège. Ignorer ce signal, ou pire, le contourner, revient à rouler de nuit en éteignant les voyants du tableau de bord.

Dans une installation domestique typique, trois types d’appareils cohabitent dans le tableau : le disjoncteur général, les disjoncteurs divisionnaires et les interrupteurs différentiels. Le général surveille l’ensemble de la maison, les divisionnaires protègent chaque circuit (prises, éclairage, chauffe-eau…), et les différentiels veillent plus spécifiquement aux fuites de courant vers la terre, celles qui peuvent provoquer un choc électrique. Lorsqu’un de ces éléments bascule et ne veut plus remonter, c’est donc le signe qu’il “voit” un danger là où l’œil nu ne voit encore rien.

Ce refus de réarmement survient fréquemment dans trois situations : un court-circuit net entre phase et neutre, une surcharge durable (trop d’appareils sur le même circuit) ou un défaut d’isolement, souvent lié à un câble abîmé ou à l’humidité. Les deux premiers cas sont souvent visibles ou reproductibles immédiatement. Le troisième, en revanche, peut être plus sournois : déclenchements nocturnes, coupures seulement par temps de pluie, ou disjoncteur qui saute alors qu’aucun appareil n’est branché semblent mystérieux, mais renvoient presque toujours à une fuite de courant vers la terre.

Dans les logements anciens, ce type de comportement est courant : isolants de câbles qui se craquèlent, boîtes de dérivation oubliées dans un faux plafond, prises sans terre dans des pièces d’eau… Les statistiques des diagnostics électriques montrent d’ailleurs que de nombreuses habitations présentent encore des non-conformités sur la liaison à la terre ou l’absence de dispositif différentiel adapté. Un tableau vétuste, combiné à des usages modernes (multiprises, gros électroménager, domotique), forme alors un cocktail propice aux déclenchements récurrents.

Les causes invisibles sont souvent les plus dangereuses. Un câble griffé par un meuble déplacé, une gaine écrasée lors de travaux, un rongeur qui a attaqué un fil dans les combles : autant de sources de petits arcs électriques ou de fuites que le disjoncteur “sent” immédiatement. De la même manière, un luminaire dont l’isolant interne se dégrade avec la chaleur peut provoquer des déclenchements aléatoires, notamment lorsque la température monte. Les réseaux domestiques actuels, saturés d’équipements en veille, accentuent encore ces sollicitations.

Pour mieux visualiser les principaux scénarios, il est utile d’associer chaque cause à ses symptômes typiques. Cette grille de lecture aide ensuite à orienter le diagnostic, sans perdre de temps à vérifier des éléments peu probables.

Cause probable ⚡ Symptômes observables 👀 Indice clé ✅
Défaut d’isolement Disjoncteur qui saute même sans appareil branché Le circuit déclenche dès que le disjoncteur divisionnaire est activé
Humidité 💧 Déclenchements après pluie ou dans pièces humides Auréoles, condensation, odeur de moisi autour de prises ou boîtes
Équipement encastré défaillant Interrupteur chaud, crépitements, prises noircies Matériel ancien, usé ou de qualité médiocre
Disjoncteur usé Refus de réenclenchement sans défaut identifié clairement Tableau ancien, déclenchements devenus très fréquents

Un cas typique illustre bien cette logique : dans la maison de Claire et Malik, le disjoncteur principal saute presque à chaque grosse averse. Aucun appareil n’est utilisé plus que d’habitude, rien n’a changé dans la semaine. Après enquête, l’électricien découvre un boîtier de dérivation mal protégé dans un mur exposé au nord : à chaque infiltration, l’eau crée un chemin entre conducteur et terre, et le disjoncteur réagit. Une simple réparation locale, associée à une meilleure étanchéité de la façade, suffit à retrouver une installation stable.

Comprendre ce dialogue silencieux entre le disjoncteur et le réseau de câbles est la première marche pour ne plus subir ces coupures, mais les utiliser comme indicateur d’un défaut à traiter au bon endroit.

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Diagnostic pas à pas : que faire quand un disjoncteur ne se réarme plus ?

Face à un disjoncteur qui refuse de remonter, la bonne attitude consiste à passer en mode “enquêteur” plutôt qu’en mode “forçage”. L’objectif est clair : localiser d’abord le circuit en cause, puis l’élément précis qui provoque le défaut. Une méthode pas à pas permet à tout occupant soigneux de faire une première analyse, avant, si besoin, de passer le relais à un professionnel.

La première étape est de tout remettre au calme : abaisser tous les disjoncteurs divisionnaires, débrancher les gros consommateurs si possible (chauffe-eau, four, lave-linge), et vérifier que rien de suspect n’apparaît visuellement dans le tableau (traces de brûlure, odeurs étranges, modules très chauds). Une fois cette remise à zéro faite, le disjoncteur principal peut être réarmé seul. S’il tombe immédiatement, inutile d’insister : la panne est globale ou le disjoncteur lui-même est défaillant, ce qui appelle rapidement un électricien.

Si le général tient, on peut alors mener un diagnostic par élimination. Cette démarche méthodique, souvent utilisée sur les chantiers de rénovation, consiste à rallumer les circuits un par un en observant la moindre réaction. On évite ainsi l’effet “casino” qui consiste à remonter tout d’un coup sans rien comprendre à ce qui se passe.

Étapes clés pour tester un disjoncteur qui saute 🧩

Pour garder la main sur le diagnostic, il est utile de noter sur une feuille les réactions de l’installation à chaque manipulation. Ce suivi évite d’oublier un détail, surtout lorsque plusieurs circuits semblent sensibles.

  • 🧩 Étape 1 : réarmer le disjoncteur principal seul et vérifier qu’il reste enclenché quelques minutes.
  • 🧩 Étape 2 : activer un premier disjoncteur divisionnaire (par exemple l’éclairage du séjour) et observer.
  • 🧩 Étape 3 : poursuivre circuit par circuit, en repérant celui qui fait sauter immédiatement le général ou l’interrupteur différentiel.
  • 🧩 Étape 4 : une fois le circuit fautif trouvé, tout couper à nouveau et passer à l’inspection détaillée des prises, interrupteurs, luminaires et appareils reliés.
  • 🧩 Étape 5 : utiliser le bouton “test” des interrupteurs différentiels pour vérifier leur bon fonctionnement, comme on le ferait pour un diagnostic de détecteur de fumée.

Ce travail peut sembler un peu long, mais il est très efficace pour isoler un problème dans une cuisine, une salle de bains ou un garage sans mettre tout le logement à l’arrêt.

Inspection des prises, interrupteurs et luminaires 🔍

Une fois le circuit fautif repéré, le regard se porte sur ce qui y est connecté. Dans un salon, il pourra s’agir d’un lampadaire ancien ou d’une multiprise fatiguée. Dans une buanderie, d’un lave-linge dont la résistance fuit vers la terre. Dans un garage, d’un enrouleur laissé dehors et gorgé d’humidité.

Pour chacun de ces points, quatre sens sont mis à contribution :

  • 👀 Regarder : plastique jauni ou noirci, fissures, traces de chauffe autour des appareillages.
  • 👃 Sentir : odeur de brûlé ou de plastique chaud, notamment après un usage prolongé.
  • 👂 Écouter : petits crépitements lorsqu’un interrupteur est actionné ou qu’un appareil démarre.
  • 🖐️ Toucher avec prudence : boîtiers inhabituellement chauds, en veillant bien sûr à ne pas manipuler de pièces métalliques à mains nues.

Dans les installations récentes, un multimètre ou un mégohmmètre permet de mesurer la résistance d’isolement entre les conducteurs et la terre. Une valeur trop faible trahit une fuite de courant, même lorsque rien n’est visible. Ce type de mesure est généralement réservé aux électriciens, mais savoir qu’il existe explique pourquoi certains défauts ne se diagnostiquent pas à l’œil nu.

Étape du diagnostic 🔍 Objectif 🎯 Résultat attendu ✅
Réarmer le général seul Si ça saute encore, faire appel à un professionnel
Tester les disjoncteurs un à un Identifier le circuit concerné Un circuit précis fait chuter la protection
Inspecter prises et interrupteurs Repérer traces de chauffe ou d’humidité 💧 Un appareil ou un point de connexion suspect est trouvé
Tester l’interrupteur différentiel Contrôler la chaîne de sécurité La protection déclenche bien au bouton “T”

Cette démarche évite les recherches hasardeuses et permet souvent de circonscrire un défaut à une pièce ou un appareil précis, ce qui facilitera ensuite la réparation ciblée.

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Humidité, isolement et appareils défaillants : les coupables cachés derrière un disjoncteur qui saute

Une fois le circuit en cause repéré, reste à comprendre qui, dans ce petit réseau, met la pagaille. Dans la majorité des cas, trois familles de problèmes se partagent le “podium” : l’humidité, les défauts d’isolement des câbles et les appareils en fin de vie. Chacun s’exprime à sa manière, avec des déclenchements plus ou moins fréquents, plus ou moins liés aux conditions extérieures.

L’humidité est probablement le coupable le plus sous-estimé. Elle ne se voit pas forcément, mais elle s’infiltre par des fissures, condense sur des murs froids, stagne dans des sous-sols mal ventilés. Dès qu’elle trouve le chemin d’un boîtier électrique ou d’une prise, elle facilite le passage du courant vers la terre. Ce phénomène est particulièrement fréquent dans les salles de bains, les garages, les buanderies et les zones enterrées.

Humidité et défaut d’isolement : un duo à surveiller 💧

Dans bien des cas, l’humidité joue le rôle de révélateur d’une faiblesse préexistante. Un câble dont l’isolant est déjà fragilisé par l’âge ou la chaleur devient d’un coup critique lorsqu’il est exposé à une ambiance humide. Résultat : déclenchements répétés, parfois sans logique apparente. À cela s’ajoute la question de la ventilation : un logement insuffisamment ventilé accumule la vapeur d’eau et la condensation, ce qui augmente le risque au niveau des appareillages.

Les zones à surveiller de près sont nombreuses :

  • 🚿 Prises proches des points d’eau : éclaboussures, joints de douche défaillants, éclats de carrelage laissant pénétrer l’eau.
  • 🏚️ Murs enterrés ou non isolés : humidité permanente mettant à rude épreuve boîtiers et gaines.
  • 🌧️ Boîtiers extérieurs : infiltrations lors des averses, joints de couvercles usés ou cassés.
  • 🌬️ Ventilation insuffisante : VMC dégradée ou absente, d’où l’importance de maîtriser la ventilation d’une habitation.

Un exemple concret : dans l’appartement de Louis, le disjoncteur de salle de bains saute de manière aléatoire. Après ouverture de la boîte de dérivation au plafond, on découvre une fine pellicule d’eau de condensation et des bornes légèrement oxydées. Le remplacement des raccords, l’assèchement de la zone et l’amélioration de la ventilation font disparaître définitivement les déclenchements.

Appareils usés, prises fatiguées et petits équipements en veille 🔌

Au-delà de l’humidité, les appareils vieillissants sont responsables d’une grande partie des défauts d’isolement. Une résistance de lave-linge fissurée, un four dont l’isolant interne a perdu ses propriétés, un radiateur électrique aux câbles écrasés : tous ces éléments peuvent laisser une partie du courant “fuir” vers la carcasse métallique et la terre. Le disjoncteur différentiel, qui compare en permanence le courant entrant et sortant, détecte alors l’anomalie et coupe l’alimentation.

Les zones les plus exposées sont connues :

  • 🧺 Gros électroménager : lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge souvent branchés en continu.
  • 💡 Luminaires encastrés : spots qui chauffent les faux plafonds et fragilisent les gaines environnantes.
  • 🔌 Multiprises et rallonges : en particulier les modèles bas de gamme, surchargés ou utilisés en extérieur.
  • 📶 Appareils connectés : box, chargeurs, petits appareils de cuisine en veille permanente.

Dans certains logements, le simple fait de remplacer un vieux lave-linge ou un four encastrable par un modèle récent et mieux isolé met fin à des mois de déclenchements réguliers. Le parallèle avec la sécurité des chaudières est d’ailleurs parlant : comme pour la sécurisation de l’alimentation en eau d’une chaudière, vérifier l’état des périphériques est aussi important que de contrôler l’appareil central.

Enfin, il ne faut pas oublier les petits équipements encastrés : prises qui “bougent”, interrupteurs qui grésillent, va-et-vient au plastique jauni… Tous ces signes annoncent un futur défaut plus sérieux. Leur remplacement par du matériel récent, conforme aux normes, est une intervention simple qui renforce beaucoup la fiabilité d’ensemble.

Identifier précisément le couple “cause / zone concernée” permet de passer ensuite à des solutions vraiment durables, plutôt que de subir des déclenchements chroniques qui finissent par banaliser un vrai risque.

Réparer efficacement : solutions durables pour un disjoncteur qui ne se réenclenche plus

Une fois la cause identifiée, vient le temps des solutions. L’objectif n’est pas de “faire taire” le disjoncteur à tout prix, mais au contraire d’intervenir là où il signale un danger. Cela peut passer par un simple remplacement de prise, par la réfection d’un circuit ou par une mise à niveau plus globale de l’installation. Dans tous les cas, la sécurité des personnes et la prévention des incendies priment sur le reste.

Sur un câble présentant un défaut d’isolement, la seule solution réellement fiable consiste à le remplacer sur toute la longueur concernée. Les raccords improvisés derrière un doublage ou dans un faux plafond peuvent sembler pratiques sur le moment, mais deviennent souvent, avec le temps, des points chauds potentiels. Les normes actuelles encouragent l’utilisation de gaines adaptées, de boîtes de dérivation accessibles et de sections de conducteurs dimensionnées pour les usages réels (plaque de cuisson, chauffe-eau, borne de recharge, etc.).

Prioriser les interventions pour sécuriser l’installation 🛠️

Pour hiérarchiser les travaux, il est utile de distinguer ce qui relève de l’urgence absolue et ce qui peut attendre quelques semaines. Les éléments présentant des signes visibles de détérioration ou générant de la chaleur à l’usage doivent être traités en premier.

  • 🛑 À remplacer immédiatement : prises ou interrupteurs noircis, qui chauffent ou crépitent.
  • 🔁 À revoir en profondeur : circuits anciens, sous-dimensionnés ou avec des gaines écrasées.
  • ⚙️ À adapter : disjoncteurs dont le calibre n’est pas cohérent avec les sections de câbles.
  • 🛡️ À compléter : protections différentielles plus sensibles, parafoudres en zone orageuse.

Dans de nombreux projets de rénovation, ces travaux se combinent avec d’autres améliorations : remplacement du chauffe-eau, ajout de prises dans la cuisine, installation d’un kit solaire en autoconsommation, ou modernisation de l’éclairage via des solutions connectées comme celles proposées par certains systèmes d’éclairage intelligent. Profiter d’une intervention sur le tableau pour anticiper ces besoins futurs évite de tout rouvrir quelques années plus tard.

Type de solution 🛠️ Quand l’appliquer ⏱️ Bénéfice principal 🌟
Remplacement d’appareillages Dès qu’il y a traces de chauffe ou jeu mécanique Réduction immédiate du risque de court-circuit 🔥
Réfection de circuit Sur câbles anciens, abîmés ou mal dimensionnés Installation plus fiable, adaptée aux usages modernes
Changement de disjoncteur Lorsque le disjoncteur est jugé défaillant Protection cohérente avec les caractéristiques du circuit
Ajout de protections Lors d’une rénovation globale ou en zone orageuse Meilleure protection des personnes et des équipements

Réparer intelligemment un disjoncteur qui ne se réenclenche plus, c’est accepter son rôle de sentinelle et traiter la cause, pas le symptôme. Une fois ce travail fait, le même disjoncteur redeviendra un allié discret, qui ne se rappellera à vous que lors de la vérification semestrielle de la touche “test”.

Prévenir les futurs déclenchements : entretien, bonnes pratiques et confort au quotidien

Une installation remise à niveau mérite d’être entretenue pour le rester. Comme pour une chaudière, un toit ou un système de ventilation, quelques gestes simples réguliers suffisent souvent à éviter les mauvaises surprises. Un disjoncteur qui saute et ne se réarme plus doit rester un événement rare, associé à un vrai défaut, pas une habitude que l’on finit par tolérer.

La prévention commence par le regard. Un tableau électrique ne devrait pas être dissimulé derrière des piles de cartons, ni servir d’étagère. Les câbles apparents ne devraient pas être écrasés derrière des meubles lourds ou coincés sous les portes. Les rallonges ne sont pas destinées à devenir des installations permanentes : lorsqu’une rallonge reste branchée toute l’année pour alimenter un congélateur ou un poste de travail, c’est souvent le signe qu’une prise supplémentaire manque à cet endroit.

Gestes simples pour une installation électrique sereine ✅

Intégrer l’électricité dans un rituel annuel d’entretien du logement aide à garder une vue claire sur l’état réel de l’installation. Comme on nettoie les gouttières ou on vérifie ses détecteurs de fumée, on peut s’accorder une petite revue de son tableau électrique.

  • 📆 Inspecter le tableau une fois par an : repérer traces de rouille, de chauffe, vis desserrées ou modules abîmés.
  • 🔌 Éviter la surcharge des multiprises : surtout avec les appareils énergivores (chauffage d’appoint, plaques, sèche-linge).
  • 💡 Remplacer sans tarder les prises abîmées : jeu anormal, plastique fendu, difficulté à insérer une fiche.
  • 🌬️ Maintenir une bonne ventilation : notamment dans les pièces humides et les sous-sols.
  • 🚫 Bannir les rallonges permanentes : privilégier la création d’une nouvelle prise par un artisan.

Dans la même logique de prévention, il est utile de vérifier régulièrement les équipements de sécurité complémentaires. Les détecteurs de fumée, par exemple, peuvent se mettre à biper de manière intempestive lorsque la poussière s’accumule. Savoir désactiver temporairement une alarme incendie pour la nettoyer sans la neutraliser définitivement fait partie des bons réflexes, tout comme comprendre pourquoi un détecteur de fumée se met à biper de façon répétée.

Anticiper les nouveaux usages électriques de la maison 🏡

La maison change : électroménager plus gourmand mais plus efficace, solutions connectées, projets de panneaux solaires, éventuelle recharge de véhicule électrique… Un disjoncteur qui saute sans se réenclencher peut être le révélateur que l’installation actuelle arrive à ses limites. Repenser la répartition des circuits et leurs protections devient alors une véritable opportunité.

  • 🔋 Répartir les gros consommateurs : chauffe-eau, chauffage, cuisson sur des circuits distincts.
  • Adapter les protections : calibre des disjoncteurs et sensibilité des différentiels aux puissances réellement installées.
  • 🌞 Prévoir les futurs équipements : panneaux solaires, borne de recharge, atelier équipé, nouvelle salle de bains.
  • 📚 Se tenir informé : en suivant des ressources fiables dédiées à la rénovation, aux économies d’énergie et à la sécurité domestique.

Une installation bien pensée, bien ventilée et régulièrement contrôlée, c’est moins de pannes, moins de stress et plus de liberté pour faire évoluer son habitat sans craindre à chaque nouvel appareil de faire tomber tout le tableau. Au final, prévenir les déclenchements, c’est surtout se donner un cadre de vie plus confortable, plus sûr et plus cohérent avec les usages d’aujourd’hui.

Que faire en priorité si un disjoncteur saute et ne se réenclenche plus ?

Commencer par abaisser tous les disjoncteurs divisionnaires, puis tenter de réarmer le disjoncteur principal seul. S’il déclenche immédiatement, ne pas insister : couper l’alimentation et contacter un électricien, car le défaut est potentiellement global. S’il tient, réactiver les circuits un par un pour identifier celui qui provoque la coupure, puis limiter strictement l’usage de cette zone en attendant la réparation.

Est-il dangereux de forcer un disjoncteur à rester enclenché ?

Oui. Forcer mécaniquement un disjoncteur à rester en position ON malgré des déclenchements répétés revient à désactiver une protection essentielle. En cas de court-circuit, de surcharge ou de fuite de courant, le risque de surchauffe, d’incendie ou d’électrocution augmente fortement. Il faut toujours chercher la cause du déclenchement, jamais empêcher la coupure.

Un disjoncteur peut-il être défaillant lui-même ?

Un disjoncteur peut vieillir, perdre en précision ou être inadapté au circuit qu’il protège. Si le diagnostic ne révèle ni surcharge, ni humidité, ni défaut d’isolement, il est possible que le mécanisme interne ou le calibrage soit en cause. Seul un électricien pourra confirmer ce point et, si nécessaire, remplacer le disjoncteur par un modèle adapté aux sections de câbles et à la puissance installée.

Comment limiter le risque que le disjoncteur saute à l’avenir ?

Pour réduire les déclenchements, il est utile de bien répartir les gros consommateurs sur plusieurs circuits, d’éviter les multiprises surchargées, de remplacer les prises et interrupteurs fatigués et de maintenir une bonne ventilation dans les pièces humides. Un contrôle visuel annuel du tableau et une vérification régulière des interrupteurs différentiels complètent ce dispositif de prévention.

Faut-il refaire toute l’installation si un disjoncteur saute souvent ?

Pas forcément. Si le problème est localisé à une prise, un appareil ou un bout de câble abîmé, une réparation ciblée suffit généralement. En revanche, si plusieurs circuits présentent des anomalies, que l’installation est ancienne ou non conforme aux normes actuelles, une rénovation plus globale sera souvent conseillée pour retrouver une sécurité durable et préparer la maison à de nouveaux usages électriques.

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